Un reclassement à… 137€ nets !
30/03/2010 17:13 par dlr14ème_62
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Un reclassement à… 137€ nets !
30/03/2010 17:13 par dlr14ème_62
De retour d’un repos bien mérité, à l’issue d’une campagne régionale éreintante, j’ouvre le journal pour découvrir la nouvelle « bombe » de l’actualité économique et sociale : un plan de reclassement proposé aux salariés de Continental-Clairoix, leur offrant des postes en Tunisie contre une rémunération mensuelle nette de… 137€ !
Comme toujours, on entend la direction se dédouaner en affirmant qu’il s’agit d’une obligation légale, laquelle ne présumerait en rien des efforts par ailleurs déployés par elle pour reclasser en France les salariés laissés sur le carreau. Comme toujours, on entend en filigrane le vœu de certains de supprimer cette obligation, qui a pourtant le mérite de mettre à nu la politique de délocalisation de la plupart des entreprises de taille internationale.
Les patrons-voyous existent, hélas, et il est évident que le cadre économique actuel leur offre une prime au cynisme, encourageant avec la dernière vilénie toute une série d’attitudes de mensonge, de dissimulation, d’enrichissement indu, voire de triche. Pourtant, ce serait une erreur d’incriminer l’ensemble des chefs d’entreprises qui, dans leur immense majorité, subissent eux aussi cette mondialisation-clochardisation et en reviennent bien souvent après avoir fait l’expérience d’une production sous les tropiques pleine de mauvaises surprises.
Au vrai, on ne gagnera pas la bataille cruciale du redressement économique français sans eux, encore moins contre eux. C’est bel et bien aux dérives du cadre économique global qu’il faut s’attaquer : l’euro cher, la prime donnée à ceux qui produisent ailleurs pour réimporter ensuite (avec bien souvent des standards sociaux et environnementaux catastrophiques), la toute-puissance donnée à un secteur bancaire qui se comporte en oligopole, écrasant particuliers et entreprises, mais aussi l’aberration de charges sociales pesant sur la production domestique, la démission de l’Etat face à une politique de la concurrence bruxelloise dogmatique, la capitulation des élites face à une Allemagne qui, en comprimant sa demande et en maintenant la monnaie unique à un niveau trop élevé, veut le beurre et l’argent du beurre…
Toutes ces questions centrales seront abordées lors de notre Convention nationale, le samedi 10 avril à Paris. Avec des économistes comme Jean-Luc Gréau et le témoignage de plusieurs chefs d’entreprises engagés dans la mondialisation, DLR présentera des solutions franches et courageuses pour enfin renouer avec le plein-emploi et la croissance.
Notre rassemblement gaulliste confirme ainsi sa vocation de briseur de tabous. Car en 2012 ne l’oublions pas, plus qu’à départager des candidat(e)s, le vrai enjeu consistera avant tout à choisir un projet capable de résoudre à la racine les problèmes de la France et des Français.
NDA
Ouverture des frontières : jusqu’où ?
29/03/2010 17:49 par dlr14ème_62
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Ouverture des frontières : jusqu’où ?
29/03/2010 17:49 par dlr14ème_62

La Belgique, nouvel eldorado de Serbes et Macédoniens trompés par les trafiquants
Après une hésitation, il livre son prénom : Idriz. Il a une trentaine d'années et vient, dit-il, de Lipkovo, dans le nord de l'ex-République yougoslave de Macédoine. Une région albanophone particulièrement déshéritée que ce petit homme timide a tenté de fuir pour ce qu'on lui a présenté comme un eldorado : la Belgique.
"On" ? "Des amis", affirme-t-il. "Des facilitateurs", corrige Jean-Louis De Brouwer, haut fonctionnaire de la Commission européenne qui s'est rendu sur place récemment. "Un réseau de trafiquants albanais", dit plus clairement un expert du Commissariat belge aux réfugiés et apatrides (CGRA).
Cette instance chargée de l'examen des demandes d'asile a vu arriver, depuis deux mois, quelque 800 personnes venues de villages albanophones de Macédoine et du sud de la Serbie. En huit semaines, les services belges ont enregistré plus de demandes de personnes issues de ces deux pays que depuis trois ans. Le pic a été atteint fin février. Sur place, on évoque des villages vidés de leurs habitants et, en réalité, des milliers de départs.
Il s'agit d'une conséquence inattendue, mais évidente, de la levée de l'obligation de visa pour les Macédoniens et les Serbes, instituée le 21 décembre 2009 par les autorités européennes. Cette décision est une étape dans un éventuel processus d'adhésion. L'Albanie pourrait être la prochaine bénéficiaire. Catherine Ashton, la haute représentante pour la politique étrangère, a évoqué récemment le lancement d'une négociation avec le Kosovo, même si cinq Etats de l'Union n'ont pas reconnu son indépendance, proclamée en 2008.
En Macédoine et en Serbie, des "agences de voyages" ont expliqué qu'un passeport suffisait pour décrocher, en Belgique, un titre de séjour, un travail ou, à défaut, une aide sociale et un logement. En tout cas, une chambre : Fedasil, le service officiel d'accueil, loue des chambres d'hôtel pour répondre à l'afflux de réfugiés. Le gouvernement multiplie les lieux d'hébergement et il vient de se voir condamné à payer de lourdes astreintes aux personnes qui sont laissées dans la rue.
CLANDESTINITÉ OU RETOUR
Idriz n'en dira pas plus sur sa propre histoire. C'est un jeune Guinéen, un compagnon d'infortune auquel il s'est confié, qui raconte son voyage en autocar et l'arrivée au 59 bis de la chaussée d'Anvers, l'annexe de l'Office des étrangers, qui enregistre les demandes. Là, il s'est sans doute très vite rendu compte qu'il n'aurait droit à rien d'autre qu'à un séjour de trois mois. Il a invoqué les difficultés économiques et le chômage qui frappe 40 % de ses compatriotes mais cela n'a, évidemment, servi à rien.
Il aura donc investi, en pure perte, quelque 200 euros dans ce voyage. Dans des villages, certains ont vendu le peu qu'ils possédaient, une tête de bétail ou des pièces d'or, pour se retrouver dans le froid glacial du quartier de la gare du Nord, à Bruxelles. Leurs accompagnateurs les auraient déposés devant l'Office des étrangers.
Aujourd'hui, Idriz a deux possibilités : se fondre dans la clandestinité en rejoignant l'importante diaspora albanaise, ou monter dans l'un des autobus affrétés par les autorités belges. Deux convois ont déjà pris la route des Balkans.
Craignant une extension du phénomène, le gouvernement d'Yves Leterme a sorti les grands moyens. Le premier ministre belge a rencontré, le 8 mars, son homologue Nicola Gruevski, à Skopje. Melchior Wathelet, secrétaire d'Etat à la politique de migration et d'asile, s'est rendu dans les zones albanophones de Macédoine et de Serbie. "La situation y est très difficile, mais les autorités locales ont bien collaboré", dit-il. Des "agences de voyages" auraient déjà été fermées.
Aux dernières nouvelles, les "tour-opérateurs" auraient réorganisé leurs activités : ils privilégieraient désormais la Suède.
Jean-Pierre Stroobants
Conseil municipal d'Hénin Beaumont
29/03/2010 11:30 par dlr14ème_62
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Conseil municipal d'Hénin Beaumont
29/03/2010 11:30 par dlr14ème_62
Le public d’habitués qui était présent ce samedi au Conseil municipal installé à la salle des fêtes, assista à l’an 0 d’une nouvelle ère des relations entre le FN et l’AR. Dés le début, les hostilités furent ouvertes. Mr Brice, locuteur de versifications latines en dilettante, reprocha l’absence du Maire qui, bien qu’officiellement empêché, ne se gêna pourtant pas de s’afficher quelques jours auparavant à un meeting organisé par le PS. Cette absence remarquée par tous, commence à peser sur les épaules du 1er adjoint. Celui –ci eut beaucoup de mal à présider les débats, tant la virulence du FN fut grande. La malheureuse intervention, non réglementaire, d’un cadre de la commune prenant sur lui de couper le micro de Steve Briois ne fera qu’accentuer l’ire des élus de l’opposition.
D’entrée le ton était donné. La majorité essaya tout de même d’imposer son rythme dans les débats. Elle confirma notamment sa bonne volonté dans l’assainissement des finances locales, sans pouvoir toutefois définir clairement une baisse de la fiscalité locale très lourde pour les ménages héninois. Malheureusement, nous n’avons pas eu de projets autres que celui-ci à nous mettre sous la dent. Quid de l’urbanisme futur, de la politique sur l’environnement, de la culture ? Aucuns projets, aucunes visions pour le futur de notre commune pour le long terme. Cette carence fut fortement illustrée par l’inventaire à la « Prévert » des dépenses courantes dont nous gratifia le président de séance. Au final, même le Débat d’orientation budgétaire, acte politique important, restera un non- évènement. La « brillante » étude facturée par un cabinet extérieure nous confirmera simplement ce que
la CRC nous avait déjà révélé gracieusement avec plus de détails. Rien d’autres, aucunes perspectives d’avenir ! Malgré cette indigence, le leader local du FN nous parut étrangement dépassé, se révélant un piètre orateur. Caroline Troy, avec brio, aura eu le loisir de croiser le fer avec celui-ci, qui en perdit plusieurs fois son calme. Il devint même insultant. C’est l’arrivé de Marion Le Pen qui changera en leur faveur le rapport de force. Celle – ci, comme à son habitude, lança plusieurs estocades parvenant à ébranler le président de séance, trop respectueux de cette opposition fielleuse qui frisera souvent avec le vulgaire. Manifestement, la guerre est déclarée contre l’antique partenaire. Les accords de « Munich » sont devenus caducs. Le réveil pour l’AR est difficile devant un FN qui se dévoile enfin tel qu’il est : un parti non démocratique, prêchant la haine et le rejet de l’autre. L’épisode des « roms » vilipendés par Marion Le Pen illustrera à nouveau cette véritable nature du FN.
Nous retiendrons donc que la trêve qui existait entre le FN et l’AR aura prit fin ce jour. Un pas vers la bonne gouvernance ?
Le comité local
Les manifestations sur la 14ème circonscription ce dimanche
28/03/2010 20:49 par dlr14ème_62
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Les manifestations sur la 14ème circonscription ce dimanche
28/03/2010 20:49 par dlr14ème_62
Beaucoup de manifestation ce dimanche sur la 14ème circonscription. Tous d’abord, la 3ème édition des foulées courrièroises dés 9 heures. Nous pûmes y rencontrer de nombreux coureurs passionnés par leur sport, qui, pour certains, s’en donnèrent à cœur joie, d’autres qui redoublèrent d’efforts pour passer la ligne d’arrivée, non content de l’exploit accomplis. Ce fut pour nous l’occasion de rencontrer des amis dans cette ville de cœur de l’un de nos fervents militants.
Nous nous transportâmes ensuite à Hénin Beaumont où se déroula l’inauguration de la traditionnelle fête du printemps organisée par l’amicale de la ZAC. La municipalité était représentée par Mr Eugène Binaisse qui rendit un hommage appuyé à tous les bénévoles de la commune qui n’ont de cesse, par leur dévouement, de permettre à Hénin d’avoir des activités régulières, gardant ainsi intact, un lien social, pourtant mis à rude épreuve depuis ces dernières années. Il remercia également les différents acteurs politiques présents pour l’intérêt que ceux-ci portent à la vie des citoyens. Outre DLR, pour qui cet intérêt est une obligation auquel il se soumet par une présence continuelle sur le terrain associatif, social et politique, étaient présents les membres du nouvel élan de Mr Pierre Ferrari, ainsi que Mr Jean Marc Legrand.
Enfin, nous terminâmes notre tournée des activités dominicales par une visite, toujours en ce quartier de la ZAC, décidément très actif, qui organisait un concours des vélos fleuris auquel participèrent de nombreux enfants. L’inventivité et la créativité de nos chères têtes blondes fut récompensées par de nombreux lots et coupes que remit le président de l’Association. Cela conclut un week- end plutôt chargé, signe de la vitalité des associations dans notre circonscription. Qu’ils en soient ici remerciés !
Le comité DLR
Rencontre des orchestres à corde
27/03/2010 18:00 par dlr14ème_62
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Rencontre des orchestres à corde
27/03/2010 18:00 par dlr14ème_62
Ce jour nous étions aux rencontres d’orchestres à cordes qui se déroulaient dans les salons d’honneurs de l’Hôtel de ville vers 16 H00. Les écoles municipales de musique d’Hénin Beaumont, de Saint André et d’Hazebrouck participèrent à cet évènement. Aurélia Lefebvre, David Wacheux, Benjamin Bricout dirigèrent avec brio leurs élèves qui nous régalèrent d’un programme musical riche et varié allant du classique conventionnel au Ragtime en passant par le Tango. Après une heure de bonheur, le public présent, assez nombreux, fit, après le dernier morceau, un rappel enthousiaste. Nous tenons à féliciter les organisateurs de cette manifestation qui prouve qu’avec peu de moyen, mais beaucoup de volonté, on peut encore faire vivre la culture dans notre commune. Nous notons également la présence de Mlle Troy, adjointe à la culture qui contribua à la réussite de cet évènement. Après sa brillante prestation face au FN, au Conseil Municipal de ce matin, nous ne pouvions la priver de notre hommage.
Le comité local
Marine Le Pen veut se poser en leader de l'opposition régionale
26/03/2010 23:05 par dlr14ème_62
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Marine Le Pen veut se poser en leader de l'opposition régionale
26/03/2010 23:05 par dlr14ème_62
La séance inaugurale du Conseil régional a donné lieu en ce début d'après-midi à la première querelle de procédure lancée par Marine Le Pen qui cherche à se poser en seule véritable opposante à la Région et à marginaliser la majorité présidentielle. La séance a été suspendue en début d'après-midi, à la demande de l'opposition (UMP – NC) après un incident soulevé par Marine Le Pen. Les élus venaient d'entériner la composition de la Commission permanente avant de s'atteler au vote de deux délibérations prévoyant des délégations de pouvoir à Daniel Percheron et à la Commission permanente.
Ces délégations de pouvoir permettent au président du Conseil régional et aux élus membres de la Commission permanente de prendre certaines décisions sans avoir à passer leurs décisions au vote en séance plénière du Conseil régional.
Marine Le Pen a pointé le fait que ce type de délibérations, qualifiées de « délibérations ordinaires », auraient dû être transmises aux élus 12 jours avant qu'elles ne soient soumises au vote. Code général des collectivités locales en main, Marine Le Pen a tenu tête à Bernard Roman sur ce point et menacé d'un recours au tribunal administratif. .
Les élus de l'UMP et du Nouveau Centre ont demandé une suspensions de séance pour discuter ensemble de leur position.
Après la suspension, Patrick Tillie, élu Europe Ecologie et avocat dans le civil, a sorti les textes précis du code des collectivités pour répliquer à Marine le Pen, expliquant que le code des collectivités permettait le vote en l'état.
Déjà, avant la suspension de séance, Daniel Percheron avait proposé que les deux délibérations soient votées en l'état pour ne pas bloquer le fonctionnement de l'institution et que le débat sur le fond soit à l'ordre du jour de la prochaine séance pleinière prévue la troisième semaine d'avril.
Au final, le Front National a refusé de participer au vote, l'UMP et le Nouveau Centre ont voté contre, rejetant le principe d'une délibération "provisoire" mais, à la majorité, les deux textes sont passés.
Il a fallu, tout de même, corriger la mouture initiale de la délibération qui contenait une énorme coquille. Elle autorisait le président du conseil régional à souscrire des lignes de trésorerie pour les besoins à court terme d'un montant annuel maximal de 250 000 millions d'euros... Au lieu de 250 millions.
Florence Traullé
Installation du conseil régional
26/03/2010 22:56 par dlr14ème_62
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Installation du conseil régional
26/03/2010 22:56 par dlr14ème_62
Daniel Percheron a été élu à nouveaux Président du Conseil Régional du Nord/Pas de Calais avec 73 voix. Les 15 vices – présidences sont accordées à : Bernard Roman, Myriam Cau, Pierre de Saintignon, Catherine Génisson, Philippe Kémel, Jean Marie Alexandre, Delphine Bataille, Emmanuel Cau, Madjouline Sbai, Alain Wacheux, Cécile Bourdon, Wulfran Despicht, Christine Batteux, Sandrine Rousseaux, Jean Louis Robillard.
Convention Nationale de Debout la République sur le plein-emploi samedi 10 avril à Paris
26/03/2010 22:31 par dlr14ème_62
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Convention Nationale de Debout la République sur le plein-emploi samedi 10 avril à Paris
26/03/2010 22:31 par dlr14ème_62
Debout la République organise une Convention nationale, samedi 10 avril à l’Assemblée Nationale toute la journée. la matinée sera consacrée, en présence d’économistes et de témoins du monde de l’entreprise, au thème du retour au plein-emploi, grâce à la réforme de l’euro et du libre-échange déloyal, comme à l’instauration d’une "TVA sociale".
L’après-midi réunira les seuls membres de DLR autour de leurs élus et de leurs cadres nationaux, pour tirer le bilan de ces derniers mois et dresser les perspectives du rassemblement gaulliste ces prochaines années.
Possibilité de déjeuner sur place (33€ par personne).
ATTENTION : pour des raisons de bonne organisation et d’accès aux locaux de l’Assemblée nationale, l’inscription est IMPERATIVE (par téléphone 01 69 49 17 37 ou par courriel : courrier@debout-la-republique.fr).
Retrouver le carton d’invitation de la Convention nationale sur le plein-emploi.
Conseil municipal
26/03/2010 17:26 par dlr14ème_62
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Conseil municipal
26/03/2010 17:26 par dlr14ème_62
Conseil municipal le :
Samedi 27 mars 2010, à 10h00,
Salle des fêtes (rue Voltaire)
Ordre du jour :
- Comptes de gestion 2009
- Compte administratif 2009 Ville et annexes
- Débat d'Orientation Budgétaire (DOB) 2010
- Affaires diverses
Dominique de Villepin suit Nicolas Dupont-Aignan
26/03/2010 13:05 par dlr14ème_62
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Dominique de Villepin suit Nicolas Dupont-Aignan
26/03/2010 13:05 par dlr14ème_62
Une critique acérée du président
Dominique de Villepin a été un des premiers à oser critiquer Nicolas Sarkozy, dès la rentrée 2007, n’hésitant pas à remettre en cause le style du président, sa vision de la Cinquième République, le retour dans le commandement militaire de l’OTAN, certaines dérives contraires à l’esprit de notre République, l’injustice du « paquet fiscal » ou le manque de priorités du gouvernement. Il avait osé formuler ses critiques alors que le président était encore en plein état de grâce, prenant date pour l’avenir. La plupart des critiques qu’il formulait alors ont malheureusement été confirmées par les faits.
Hier, il a poursuivi sur la même lancée, dénonçant le débat sur l’identité nationale, parlant de « politique de réformes éparpillées », dénonçant « la distribution de milliards », parlant de « la souffrance et l’incompréhension » des Français. Enfin, il a même attaqué le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique en soulignant qu’ « il faut faire des efforts, mais il faut faire des choix », se demandant s’il faut « moins d’infirmières, moins d’enseignants, moins de policiers ». Il a annoncé la création d’un mouvement politique libre et indépendant.
Une rupture avec sa « famille » ?
En fait, il n’est pas le premier à avoir pris ses distances avec le président de la République. C’est Nicolas Dupont-Aignan, en rompant dès la fin 2006 avec l’UMP, qui a souligné encore avant les limites de Nicolas Sarkozy, en prenant la décision courageuse de rendre Debout la République indépendant du parti présidentiel, quitte à perdre tout financement. D’ailleurs, lui-aussi avait signé l’appel de Marianne de février 2008. Alors que Dominique de Villepin a longtemps parlé de l’UMP comme de sa « famille politique », aujourd’hui, il se rapproche du Rubicon franchi il y a plus de trois ans par NDA.
Il semble donc aujourd’hui que l’ancien Premier Ministre suive son exemple. Bien sûr, il reste encore beaucoup de choses à préciser, notamment sur le plan des idées. Hier soir, sur Canal Plus, il ne fermait aucune porte vis-à-vis de l’UMP, affirmant qu’il voulait influencer la politique conduite pour les deux dernières années du quinquennat. Mais même s’il fait le choix de l’indépendance en juin, il sera moins éloigné de l’UMP que DLR, ne serait-ce que par la participation de deux de ses proches (Bruno Le Maire et Georges Tron) au gouvernement.
Hier, Dominique de Villepin s’est à nouveau rapproché du Rubicon en annonçant la création d’un parti indépendant et en critiquant de nouveau Nicolas Sarkozy. De la sorte, il s’est rapproché de la position de Nicolas Dupont-Aignan, qui avait été le premier à oser rompre avec le parti présidentiel.
Laurent Pinsolle